Depuis la chute d’un pan de rempart il y a cinq mois, les habitants des Hauts-Quartiers subissent une forte perturbation au niveau de la circulation. Ils s’insurgent et lancent une pétition.
Législation. Au plan juridique, un rempart n’est jamais qu’un mur de soutènement et fait partie de la propriété privée qui le domine. Zone 30. Une fois la voie libérée et sécurisée, la Ville entend mettre un panneau zone 30 le temps de la circulation alternée.
Cinq mois que ça dure ! », « La coupe est pleine ! », « Notre patience a des limites ! ». Les usagers et riverains du boulevard Mac-Mahon, interdit à la circulation depuis cinq mois pour des raisons de sécurité, sont excédés.
L’effondrement, dans la nuit du 6 décembre 2010, d’un pan du rempart antique long de 25 mètres a changé bien le quotidien des riverains pour la partie haute de la ville. Difficulté pour circuler, pollution, contournement agaçant, surcoût en carburant… De quoi échauffer les esprits à la longue. Pour exprimer leur colère et faire connaître leurs difficultés, certains meneurs ont fait circuler une pétition. Seule revendication : le rétablissement de la circulation sur le boulevard Mac-Mahon.
« Pas question de toucher à quoi que ce soit »
Forte de 400 signatures, cette pétition* vient d’être remise au maire d’Autun, Rémy Rebeyrotte, par une dizaine d’usagers non contents de voir la situation demeurer en l’état actuel. « Qu’ils fassent les travaux, bon sang de bonsoir ! C’est incroyable de bloquer les gens comme ça ! On est pris en otages par la lenteur des procédures ! » fulmine une habitante du quartier Saint-Blaise.
La lenteur des procédures due à une bataille d’experts, c’est bien là le nœud du problème. « Tant que les expertises ne sont pas complètement terminées pour définir les responsabilités, pas question de toucher à quoique ce soit », tempère Rémy Rebeyrotte, « si on nuit au passage de la justice, cela peut entraîner de graves conséquences pour la ville ! ».
« Qu’on nous donne des pelles ! »
Un riverain rétorque illico : « le but de notre pétition, c’est de nous rendre la circulation, pas de savoir qui paie ou qui ne paie pas ! ». Son voisin réplique : « Qu’on nous donne des pelles, on va bien déblayer le passage ! ».
Et le premier magistrat de réaffirmer sa position : « Je prends l’engagement, dès lors que le dernier expert sera passé, de rouvrir la circulation sur une voie avec un feu alterné. En veillant, bien entendu, à sécuriser au maximum les lieux ».
Aujourd’hui, reste à connaître la date de passage de l’expert tant attendu. « J’ose espérer courant mai » suppose Rémy Rebeyrotte, « de toute façon, on ne peut pas rester indéfiniment dans cette situation. D’autant plus à la veille de la saison touristique ! ».
Catherine Desbrosses
* pétition Elle a été déposée en préfecture, adressée à J.-P. Anciaux, député, et aux deux propriétaires du pan de rempart concerné par le sinistre.
source: lejsl
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